La dimension symbolique de l'alimentation
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La dimension symbolique de l’alimentation

En dehors de la fonction nutritionnelle de l’alimentation, manger fait intervenir des croyances et différents processus émotionnels et culturels.

Dès la conception, l’embryon se nourrit de glucose, le liquide amniotique dans lequel le fœtus baigne a une saveur sucrée, de même que le lait maternel. Il est donc tout à fait cohérent que le stress, l’insécurité puisse nous pousser à consommer du sucre, saveur douce et rassurante comme pouvait l’être la période intra-utérine.

Un repas dominical préparé par une grand-mère aimante, cuisinant une recette familiale traditionnelle, marquera à jamais notre esprit et notre goût pour telle ou telle recette. C’est ainsi que nous développons nos attirances alimentaires. Mais, ce qui est valable pour nos attirances alimentaires l’est également pour nos dégoûts ou, moins consciemment, pour nos intolérances alimentaires.

Une dispute pendant un repas peut suffire à provoquer un rejet de l’organisme pour certains aliments consommés lors de ce repas, et que dire des aliments en bouche lors de l’annonce d’un décès ou d’un accident… Notre cerveau fait alors une association négative entre ces aliments et l’émotion générée par la nouvelle.

Cette approche peut se compléter par une autre vision symbolique. Chaque aliment porte en lui une vibration (un message) qui entre en résonance avec notre propre vibration. Une intolérance envers un aliment pourrait être un refus d’entendre le message de l’aliment. Si l’on considère que nous sommes ce que nous mangeons, nous acceptons ou pas d’être associés à ce que nous mangeons dans toutes les dimensions de la nourriture (culturelle, émotionnelle, énergétique, symbolique).

L’évolution des modes de production et de fabrication de nos aliments génère de plus en plus d’intolérances alimentaires. Nos organismes ont des difficultés à s’adapter à cette évolution, ils entrent en réaction. L’intolérance alimentaire a un sens, à chacun de rechercher quel manque de tolérance face à la vie se cache derrière la difficulté à métaboliser un aliment.

Béatrice Devloo-blanc

naturopathe

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